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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 22:17

Il faut compter entre 30 et plus de 50 € pour une séance de 20 minutes à une heure. Photo Philippe Bruchot

Qu’on y croit ou non, le magnétisme a aujourd’hui pignon sur rue. Qu’est-ce qui se cache derrière cette pratique qui se situe hors d’un cadre réglementé ? Nous avons enquêté.

Maux de dos, sciatiques, migraines, allergies, douleurs (articulaires ou musculaires), fractures, plaies, problèmes digestifs, respiratoires, urinaires ou génitaux, problèmes de peau (brûlures, herpès, verrues, zona, eczéma), stress ou encore dépression. Telle est la liste, non exhaustive, des cas que les magnétiseurs de Côte-d’Or déclarent, le plus souvent, pouvoir « soulager » ou « apaiser », puisqu’ils n’ont pas vraiment le droit d’utiliser le verbe « guérir », propre à la médecine.

« Dernier recours »

« Le magnétiseur est le dernier recours quand les malades en ont marre », déclare Michèle Beley, magnétiseuse à Longvic depuis une quinzaine d’années. « Beaucoup de personnes qui sont au bout du rouleau viennent nous voir après avoir un peu tout essayé, même lorsqu’ils n’y croient pas », renchérit Georges Paquot, magnétiseur depuis cinq ans à Gerland (canton de Nuits-Saint-Georges). « On résout des problèmes face auxquels la médecine a échoué », ajoute-t-il. « Evidemment, on ne se fait pas que des copains… En effet, nous n’avons pas fait d’études de médecine… »

De son côté, Yffique Chasle, professionnel depuis 32 ans, qui a notamment travaillé avec la JDA et le DFCO, explique que le magnétiseur s’attaque « au fond de la maladie». « Par rapport aux médecins, le magnétiseur apporte un équilibre énergétique », explique-t-il.

Dans le département, une dizaine de magnétiseurs ont pignon sur rue. Ils vivent de cette pratique, soit à mi-temps, soit à temps plein.

Quand le « don », ou« la prédisposition », du magnétiseur n’est pas inné, il apparaît souvent dans l’enfance ou après avoir connu d’importants problèmes de santé. C’est par exemple le cas de Sandy-Loup, magnétiseuse à Auxonne depuis trois ans, qui a commencé après une dépression post-grossesse. De son côté, Michèle Beley avait eu de graves problèmes de santé après une greffe de tympan. Georges Paquot, ancien rugbyman, avait lui passé plus de 20 années avec des lourds maux de dos. Ensuite, la prédisposition du magnétiseur se perfectionne souvent dans les livres, au travers de méthodes ou de rencontres et des formations avec des spécialistes.

Après, la plupart des magnétiseurs que nous avons interrogés restent modestes sur l’étendue de leurs talents. Ils savent ce qu’ils sont capables de faire. « Nous travaillons autant sur l’énergie que sur l’émotion », indique Joanick Lombard, magnétiseur à Dijon depuis six ans. Elle ajoute : « Nous effectuons aussi de l’accompagnement sur les maladies de longue durée. Nous apportons une écoute très importante. »

En outre, les magnétiseurs reconnaissent leurs limites. « Face à un cancer en phase terminale, on ne va pas faire de miracle », note Michèle Beley. « On va surtout apporter de la sérénité dans l’état de la personne, peut-être prolonger son espérance de vie de plusieurs mois, voire d’une année ou deux. » Après, chaque Côte-d’Orien est libre de se faire sa propre opinion sur les talents des magnétiseurs en les testant. Ou pas.

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Published by Mbeley - dans magnétiseuse
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